Suppression de postes à SFR : un plan de départs volontaires

MIO 5 août 2016 Commentaires fermés sur Suppression de postes à SFR : un plan de départs volontaires

Un accord a été trouvé entre les deux premières organisations syndicales de l’opérateur et l’opérateur lui-même sur la suppression du tiers des effectifs.

Les syndicats et la direction de SFR arrivent à trouver un accord

Voilà deux ans ont été passés après le rachat de SFR par Numericable et voilà 5 000 emplois vont être supprimés.

Suppression de postes à SFR : un plan de départs volontaires

Suppression de postes à SFR : un plan de départs volontaires

Les syndicats ont signé avec la direction de l’opérateur SFR l’accord ce jeudi. La suppression de ce tiers d’effectifs devrait concorder à un plan de départs volontaires. Au début la discussion se tourne toujours sur la branche distribution du groupe pour s’étendre à la fin jusqu’à l’ensemble de l’opérateur.

Les conditions pour les 5 000 emplois supprimés

Mardi dernier, l’accord de la CFDT et de l’Unsa avait été soumis à la rencontre de la Ministre du Travail Myrian El Khomri et les organisations syndicales. D’après la déclaration d’Isabelle Lejeune-Tô de la CFDT « Cela nous paraît aberrant de supprimer un tiers des effectifs ». Mais elle souligne que c’est la raison pour laquelle le syndicat accepte de discuter pour pouvoir encadrer les conditions d’accompagnement des départs et pour que les employés auront une « meilleure visibilité » sur ces emplois.

La CFDT et l’Unsa expliquent que le plan de la suppression d’emplois se divise en deux phases. D’abord, la restructuration de la distribution qui va se passer jusqu’à la fin de cette année concerne un millier d’emplois, la seconde phase commencera à partir du mois de juillet 2017 et prendre fin en juin 2019 serait pour les 4 000 départs supplémentaires, sans licenciement évidemment.

Cette restructuration pourrait couter à l’opérateur SFR une somme entre 600 et 800 millions d’euros étalée en deux ans, selon le quotidien Les Echos. Par contre, celle-ci lui permettrait de faire une économie de 400 millions d’euros par an.

Pour rappel, Patrick Drahi, le principal actionnaire d’Altice, lors du rachat de SFR en 2014, a déjà mentionné son projet de réduire les effectifs jusqu’à geler 15 000 postes. Fin juin dernier, il avait déclaré à des journalistes « On a donné une garantie sur l’emploi de trois ans donc il reste encore un an. Aujourd’hui on est dans une situation où les gens savent que la garantie s’arrête dans un an (…). Ils savent qu’on est en sureffectif ».

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