« Le droit à l’oubli » : Google, Microsoft et Yahoo sont convoqués par le G29

HA75 le 25.07.2014 à 13:04 Commentaires fermés sur « Le droit à l’oubli » : Google, Microsoft et Yahoo sont convoqués par le G29

« Le droit à l’oubli » suscite toujours autant la polémique sur la toile. Mais cette fois-ci, on a droit à une bonne nouvelle, car à ce qu’on sache, les principaux exploitants des moteurs de recherche avec les autorités européennes de protection des données ont su faire le point sur ce sujet jeudi dernier.

Ouvrir une piste de « droit à l’oubli » pour les internautes constitue une censure

« Le droit à l’oubli » : Google, Microsoft et Yahoo sont convoqués par le G29

« Le droit à l’oubli » : Google, Microsoft et Yahoo sont convoqués par le G29

Toujours est-il que la protection des données personnelles par les moteurs de recherche, constitue actuellement, un sujet à polémique. En effet, l’autorité européenne est aujourd’hui pointée du doigt au sujet de l’arrêt européen du 13 mai 2014. Selon l’organisation internationale qui défend la liberté d’expression, le fait  d’ouvrir une piste accédant au « droit à l’oubli » pour les internautes, est une forme de censure et d’atteinte au droit à l’information. Ainsi, pour essayer de résoudre ce problème, les autorités européennes de protection des données (G29) ont convoqué les principaux exploitants de moteurs de recherche dont Google, Microsoft et Yahoo  à une réunion ce jeudi. C’était aussi l’occasion de s’informer sur les avancées des uns et des autres dans l’application de l’arrêt CJUE.

La portée du déréférencement est encore critiquée

Et apparemment, Google et Microsoft sont les seuls à officiellement exécuter la demande. La preuve, l’un comme l’autre  aurait mis en ligne un formulaire permettant aux citoyens européens de demander la désindexation, dans les pages de résultats, de contenus apparaissant lors d’une recherche sur leur nom. D’après les études de Reuters, Google a reçu environ 91 000 requêtes depuis le 30 mai 2014. Ils sont plus de la moitié à avoir réussi si 30 % ont été rejetées. Et si 15 % des dossiers ont requis la communication d’informations supplémentaires, nombreux sont encore les aspects de cette prise en charge qui ont été pointés du doigt. Parmi eux, la portée du déréférencement qui apparemment, n’est disponible que pour les versions européennes du moteur de recherche. Cela dit, les contenus faisant l’objet d’une désindexation restent toujours disponibles sur google.com.

Google dit avoir supprimé certains résultats, or aucune information n’est fournie aux sites Web

D’après toujours l’étude, il est vraiment compliqué de trouver un équilibre entre la protection de la vie privée et le droit à l’information du public. Apparemment, ayant été souvent victime d’une disparition soudaine de leurs articles dans les résultats de recherche Google, de nombreux sites se sont plaints. Et cette situation est très fréquente en France, ce qui n’est pas étonnant vu que la France est un pays où le nombre de demandes est le plus élevé. A ce qu’on sache, le moteur de recherches Google nous présente,  sur chaque page de recherche que certains résultats peuvent être supprimés pourtant, aucune information supplémentaire n’est fournie aux sites Web quant à la procédure de désindexation ou aux critères d’examen des requêtes.

Face à cette situation, Google  est donc obligé de fournir davantage d’informations sur l’implémentation du dispositif au G29. Ceci vise à faciliter la tâche des régulateurs qui devront examiner les plaintes déposées par des citoyens n’ayant pas encore obtenu le retrait des résultats qu’ils auraient demandés.

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